" /> Le Guide politiquement incorrect de l'Islam: novembre 2005 Archives

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novembre 30, 2005

traduc.

N'ayant pas de dico anglais-français, comment traduiriez-vous (ch. 18, page 222 fin du deuxième paragraphe) "assertive and disruptive"?

merci
Gershom

novembre 26, 2005

La bataille de Badr

[3e titre, p.7 et s.]
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L'incident de Nakhla précéda de peu la première bataille décisive des Musulmans. Mahomet apprit l'arrivée d'une grande caravane koreishite, lourdement chargée d'argent et de biens, en route depuis la Syrie. «C'est la caravane transportant les biens des Koreishites», dit-il à ses partisans. «Allez, attaquez-les, peut-être Dieu en fera-t-il une proie pour vous.»[3] Il se mit en route en direction de La Mecque afin de diriger le raid. Mais cette fois, les Koreishites étaient prêts à le recevoir et avaient avec eux près d'un millier d'hommes pour affronter les 300 combattants de Mahomet. Il semble que Mahomet ne se soit pas attendu à un tel nombre d'adversaires – il s'écria anxieusement à l'adresse de Dieu: «Ô Dieu, si cette troupe périt aujourd'hui, ton culte ne sera plus rendu.» [4]

En dépit de leur désavantage numérique, les Koreishites furent mis en déroute. Certaines traditions musulmanes affirment que Mahomet participa en personne aux combats, d'autres disent qu'il exhortait ses combattants depuis les flancs. Quoi qu'il en soit, c'était pour lui l'occasion de prendre sa revanche après des années de frustration, de ressentiment et de haine envers son propre peuple, qui l'avait rejeté. Plus tard, l'un de ses partisans se remémora une malédiction lancée par Mahomet contre les dirigeants des Koreishites: «Le prophète dit: ‹Ô Allah! Détruits les chefs des Koreishites. Ô Allah! Détruits Abou Jahl bin Hisham, Utba bin Rabiam Shaiba bion Rabia, Uqba bin Abi Muait, Umaiya bin Khalaf (or Ubai bin Kalaf).›» [5]

Tous ces hommes furent capturés ou tués pendant la bataille de Badr. L'un des dirigeants koreishites mentionnés dans cette malédiction, Ubqa, demanda grâce: «Mais qui prendra soin de mes enfants, Ô Mahomet?»
«L'enfer», répondit le prophète de l'Islam, avant d'ordonner qu'Ubqa soit tué. [6]
Un autre chef koreishite, Abou Jahl (ce qui signifie «père de l'ignorance», un nom qui lui fut donné par les chroniqueurs musulmans; son vrai nom était Amr ibn Hisham) fut décapité. Le Musulman qui se chargea de cette besogne présenta fièrement son trophée à Mahomet: «Je lui ai coupé la tête et l'ai apportée à l'apôtre, lui disant: ‹Voici la tête de l'ennemi de Dieu – Abou Jahl.›»
Mahomet se montra enchanté: «Par le Dieu unique, vraiment?» s'exclama-t-il puis il rendit grâce à Allah pour la mort de son ennemi. [7]

Les corps de tous les hommes mentionnés dans la malédiction furent jetés dans une fosse. Un témoin oculaire rapporta: «Plus tard, je les vis tous se faire tuer pendant la bataille de Badr puis leur corps furent précipités dans un puits, à l'exception de la dépouille d'Umaiya ou Ubai, car il était très gros et quand on tira son corps, il se démembra avant qu'il ne puisse être jeté dans le puits.»[8] Ensuite, Mahomet les railla, les appelant les «gens de la fosse», et leur posa une question théologique: «Avez-vous eu confirmation des promesses que Dieu vous fit? J'ai, moi, vu se réaliser les promesses de mon Dieu.» Quand on lui demanda pourquoi il parlait ainsi à des cadavres, il répondit: «Ils ne m'entendent pas moins bien que vous; mais ils ne peuvent pas me répondre.» [9]

La victoire de Badr marqua un tournant historique pour les Musulmans. Mahomet prétendit même que des armées d'anges se joignirent aux Musulmans pour frapper les Koreishites, et qu'une telle aide serait accordée également à l'avenir aux Musulmans qui resteraient fidèles à Allah: «Allah vous a soutenus à Badr, alors que vous n'étiez qu'une petite troupe méprisable; craignez donc Allah; témoignez-lui ainsi votre gratitude. Dis aux croyants: ‹Ne vous suffit-il pas qu'Allah vous ait accordé l'aide de trois mille anges, descendus du ciel tout exprès pour vous? Oui, si vous restez fermes et pieux, même si l'ennemi vous assaillait sur le champ, votre Seigneur enverrait cinq mille anges pour leur donner un assaut terrible.›» (Coran, 3:123–125). Une autre révélation d'Allah souligna que c'était la piété, et non la puissance militaire, qui leur avait valu la victoire à Badr: «Il y avait un signe pour vous dans ces deux armées qui s'affrontèrent, l'une pour la cause d'Allah et l'autre s'opposant à Allah; ces derniers crurent les croyants deux fois plus nombreux qu'eux-mêmes. Allah octroie son aide à qui lui plait. C'est-là un avertissement clair à ceux qui ont des yeux pour voir.» (Coran 3:13). Un autre passage coranique affirme que les Musulmans furent de simples instruments passifs à Badr: «Ce n'est pas vous qui les avez tués; c'était Allah.» (Coran 8:17) Et Allah accorderait de telles victoires aux Musulmans quand bien même ils devraient affronter des difficultés bien plus grandes que celles qu'ils avaient surmontées à Badr: «Ô prophète! Appelle les croyants au combat. S'il en est vingt parmi vous armés de patience et de persévérance, ils vaincront deux cent adversaires; s'il s'en trouve cent, ils vaincront un millier des mécréants, car ces gens manquent d'entendement» (Coran 8:65).

Allah récompensa largement ceux à qui il avait accordé la victoire à Badr: le butin était très abondant – si abondant, même, que son partage fit l'objet de disputes. Les choses empirèrent à tel point qu'Allah lui-même s'exprima à ce propos dans un chapitre (sourate) du Coran entièrement consacré à des réflexions sur la bataille de Badr – la 8e sourate, intitulée Al-Anfal, «le Butin». Allah y prévient les Musulmans qu'ils doivent considérer le butin de la bataille de Badr comme appartenant à Mahomet et à personne d'autre: «Ils t'interrogent au sujet du butin. Dis: ‹Le butin appartient à Allah et à son messager.› Craignez Allah et maintenez la concorde entre vous. Obéissez à Allah et à son messager, si vous êtes croyants» (Coran 8:1). Finalement, Mahomet distribua le butin en parts égales entre les Musulmans, mais conserva un cinquième de l'ensemble pour lui: «Et sachez que sur tout butin que vous faites à la guerre, un cinquième appartient à Allah, à son messager, à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs (en détresse), si vous croyez en Allah et en ce que Nous avons révélé sur notre serviteur au Jour du Discernement, lorsque les deux armées se rencontrèrent» (Coran 8:41). Allah souligna qu'il s'agissait là de la récompense de l'obédience à son égard: «Jouissez donc de votre butin, car il est licite et pur. Et craignez Allah. Allah est clément et miséricordieux» (Coran 8:69).[10]

Ainsi, les Musulmans passèrent du statut de petite communauté méprisée à celui de puissance avec laquelle les païens d'Arabie devaient compter – et ils commencèrent à réellement terroriser leurs ennemis. La prétention de Mahomet d'être le dernier prophète du seul vrai Dieu sembla confirmée par une victoire remportée dans des conditions extrêmement défavorables. Cette victoire inspira nombre d'attitudes et de notions qui restent très profondément ancrées dans l'intellect musulman. Par exemple:

– Allah accordera la victoire à ses adeptes contre des adversaires supérieurs en nombre ou en puissance de feu aussi longtemps qu'ils restent soumis à ses ordres.
– Les victoires autorisent par elles-mêmes les Musulmans à s'approprier les biens des vaincus au titre de butin.
– La vengeance sanglante contre ses ennemis est la prérogative non seulement du Seigneur, mais de tous ses serviteurs fidèles sur terre.
– Les gens faits prisonniers dans le cadre d'une bataille contre les Musulmans peuvent être mis à mort selon le bon vouloir des dirigeants musulmans.
– Ceux qui rejettent l'Islam sont «les pires de toutes les créatures» (Coran 98:6) et ne méritent aucune pitié.
– Quiconque insulte ou seulement s'oppose à Mahomet ou à son peuple mérite une mort humiliante – si possible par décapitation, conformément à l'injonction d'Allah qui ordonne de «frapper à la nuque» «ceux qui ont mécru» (Coran 47:4).

La bataille de Badr fut surtout le premier exemple pratique de ce qui allait devenir la doctrine islamique du djihad – une doctrine formant la clé de la compréhension tant des croisades que des conflits actuels.

* * *

[3] Ibn Ishaq, 289
[4] ibid. 300
[5] Muhammed ibn Ismaiel Al-Bukhari, Sahi al-Bukhari: The Translation of the Meaning, traduit (en anglais) par Muhammad M. Khan, Darussalam, 1997, tome 4, livre 58, n° 3185
[6] Ibn Ashaq, 308
[7] ibid. 304
[8] Bukhari, tome 4, livre 58, n° 3185
[9] Ibn Ishaq, 306
[10] idib. 308

novembre 23, 2005

traduction chapitre 15...

... je viens de l'entamer ce soir.

Améliorer le blog en fonction de nos besoins spécifiques

Je viens d'installer MT-Notifier.

Il y a quelques centaines d'autres plugins disponibles.

traduction de Spencer

Bon!
J'attaque la traduction de Spencer à reculons si personne n'y voit d'inconvénient.
J'attaque donc le chapitre 18, puis 17 etc...

bye
Gershom

novembre 22, 2005

Mahomet l'assaillant

[2e titre, p.5 et s.]
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Mahomet avait déjà l'expérience du combat avant d'assumer le rôle de prophète. Il avait participé à deux guerres locales opposant sa tribu de Koreish et leurs voisins rivaux, les Banu Hawazin. Mais ce n'est que plus tard qu'il adoptera son rôle spécifique de prophète guerrier. Après avoir reçu la révélation d'Allah par l'intermédiaire de l'ange Gabriel, en 610, il commença à prêcher dans sa tribu le culte du Dieu unique et sa mission de prophète. Mais il fut accueilli fraîchement par les Mecquois koreishites, qui réagirent avec dédain à sa vocation de prophète et refusèrent de renoncer à leurs dieux. La frustration et la rage de Mahomet grandirent jusqu'à devenir manifestes. Et lorsque même son oncle, Abou Lahab, rejeta son message, Mahomet le maudit, lui et son épouse, en des termes violents qui ont été conservés dans le Coran, le livre saint de l'Islam: «Que périssent les deux mains d'Abou Lahab! Et que lui-même périsse! Ni sa fortune ni ce qu'il a acquis ne lui serviront à rien. Il brûlera dans un feu ardent, de même que sa femme, chargée de bois, une corde autour du cou.» (Coran 111:1–5).

Mahomet allait finalement passer de la parole aux actes, et devenir violent. En 622, il fuit La Mecque, sa ville natale, pour rejoindre une cité voisine, Médine, où une bande de guerriers tribaux l'accepta comme prophète et lui promit sa loyauté. À Médine, ces nouveaux Musulmans commencèrent alors à attaquer les caravanes des Koreishites – des expéditions dont Mahomet prit lui-même la tête à plusieurs reprises. Ces razzias permirent au mouvement musulman naissant de rester solvable et contribuèrent à forger la théologie islamique – comme lors d'un incident resté fameux au cours duquel une bande de Musulmans attaqua une caravane Koreishite à Nakhla, une colonie non loin de La Mecque, pendant le mois sacré de Rajab, c'est-à-dire pendant une période de trêve. Lorsqu'ils retournèrent au camp musulman chargés d'un riche butin, Mahomet refusa de toucher sa part ou d'avoir quoi que ce soit à faire avec eux, disant simplement: «Je ne vous ai point ordonné de combattre pendant le mois sacré.»

Mais une nouvelle révélation lui vint d'Allah, expliquant que l'opposition des Koreishites contre Mahomet constituait une transgression plus grave que la violation de la trêve du mois sacré. En d'autres termes, la razzia était justifiée. «Ils t'interrogent sur l'acte de guerroyer pendant le mois sacré. – Dis: combattre pendant la trêve est un péché grave, mais il est plus grave encore au regard d'Allah de faire obstacle à la cause d'Allah, d'être impie envers Lui et la Mosquée sacrée, et d'en expulser son peuple. La persécution est plus grave que le meurtre.» (Coran, 2:217). Tous les péchés que les attaquants pouvaient avoir commis à Nakhla n'étaient rien, comparés au rejet de Mahomet par les Koreishites.

Ce fut une révélation d'une importance capitale, car elle allait engendrer un principe islamique qui s'est perpétué à travers les siècles. Le «Bien» était dès lors identifié comme un acte quelconque bénéficiant aux Musulmans, sans considération du fait qu'ait été violées ou non des lois morales ou autres. Les absolus moraux pieusement conservés sous la forme des Dix Commandements et les autres enseignements des grandes religions qui précédèrent l'Islam étaient écartés au profit d'un principe d'opportunisme supérieur.

Mahomet: prophète guerrier

[1er titre, p.3 et s.]
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Pourquoi la vie de Mahomet, le prophète de l'islam, a-t-elle de l'importance aujourd'hui? Quatorze siècles se sont écoulés depuis sa naissance. Des millions de Musulmans ont vécu et sont morts depuis lors, et un grand nombre de dirigeants se sont levés pour guider les fidèles, y compris des descendants du prophète lui-même. L'Islam, comme les autres religions, a certainement changé au cours de ces plus de 1400 ans.

Voici pourquoi la vie de Mahomet a de l'importance: contrairement à ce que de nombreux laïques voudraient nous faire croire, les religions ne sont pas entièrement déterminées (ou dénaturées) par les fidèles et le passage du temps. Les actes et les écrits des fondateurs restent essentiels, peu importe à quel lointain passé ils appartiennent. La notion selon laquelle les croyants donnent leur forme aux religions provient bien plutôt de la philosophie du déconstructivisme, à la mode dans les années 1960, et qui enseigne que les mots écrits n'ont pas d'autre signification que celle que leur donne le lecteur. Autre thème central: il s'ensuit que si seul existe le sens trouvé par le lecteur, il ne saurait y avoir de vérité (et certainement pas de vérité religieuse); le discernement d'une personne est de valeur égale à celui d'une autre. Finalement, à en croire le déconstructivisme, nous créons tous notre propre série de «vérités», et aucune n'est meilleure ou pire qu'une autre.

Mais, pour les hommes et les femmes épris de religion, dans les rues de Chicago, Rome, Jérusalem, Damas, Calcutta ou Bangkok, les paroles de Jésus, Moïse, Mahomet, Krishna et Bouddha possèdent par elles-mêmes une signification beaucoup plus importante que les interprétations de quiconque. Et même des lecteurs qu'on ne saurait qualifier de dévots ne considèrent pas que les paroles des grands guides religieux sont équivalentes entre elles.

C'est pourquoi j'ai placé un encadré «Entre Mahomet et Jésus» en marge de chaque chapitre, afin de mettre en exergue le raisonnement fallacieux de ceux qui prétendent que l'Islam et le Christianisme – et, à cet égard, toutes les autres religions – sont au fond équivalentes dans leur capacité d'inspirer la bienfaisance ou la malfaisance. Ces extraits sont également destinés à souligner le fait que l'Occident, fondé sur le Christianisme, vaut la peine d'être défendu, même si nous vivons aujourd'hui dans une ère soi-disant postchrétienne. En outre, la mise en parallèle des paroles de Mahomet et de Jésus nous permet d'établir une distinction entre les principes fondamentaux guidant les fidèles des fois musulmane et chrétienne. Ces principes sont importants. Les adeptes de Mahomet s'inspirent de ses paroles et imitent ses actes, et cela conduit à une expression de la foi très différente de celle des Chrétiens. Il n'est pas nécessaire d'observer bien longtemps pour se rendre compte que la vie dans un pays islamique est différente de ce qu'elle est aux États-Unis ou en Grande-Bretagne. Cette différence commence avec Mahomet. À notre époque, où tant de gens évoquent les paroles et les actes de Mahomet pour justifier des actions violentes et sanglantes, il est nécessaire de se familiariser avec ce personnage central.

Pour de nombreux Occidentaux, Mahomet reste beaucoup plus mystérieux que d'autres grandes figures religieuses. La plupart des gens savent, par exemple, que Moïse a reçu les Dix Commandements sur le mont Sinaï, que Jésus est mort sur la croix et a ressuscité, et peut-être même que Bouddha s'assit sous un arbre et y reçut l'illumination. Mais on sait peu de choses sur Mahomet, et même ces rares faits sont contestés. Ainsi, ce qui suit sera basé exclusivement sur des textes islamiques.

Premier fait fondamental: Muhammad ibn Abdallah ibn Abd al-Muttalib (570–632), le prophète de l'Islam, fut un homme de guerre. Il dit à ses partisans de se battre pour sa nouvelle religion. Il déclara que leur dieu, Allah, leur avait ordonné de prendre les armes. Et Mahomet, qui n'avait rien d'un général en chambre, prit part à de nombreuses batailles. Ces faits doivent être connus si l'on veut réellement comprendre la cause des croisades des temps passés ou de l'essor du djihad mondial actuel.

Au cours de ces batailles, Mahomet formula de nombreux principes que les Musulmans ont respectés jusqu'à nos jours. Ainsi, il faut rappeler certaines caractéristiques des batailles de Mahomet pouvant apporter un éclairage indispensable sur le contenu des gros titres de la presse d'aujourd'hui – un éclairage qui manque encore, hélas, à de nombreux analystes et experts.

Avant-propos

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Il se pourrait bien que les croisades soient plus dévastatrices à notre époque que durant les trois siècles durant lesquels furent menés les combats en question. Pas en termes de victimes ou de destructions de biens, toutefois – les dégâts actuels sont d'une nature plus subtile. Les croisades sont devenues un péché capital, non seulement de l'Église catholique, mais du monde occidental en général. Elles constituent la pièce à conviction numéro 1 du réquisitoire selon lequel les dissensions opposant actuellement le monde musulman et la civilisation occidentale postchrétienne sont en dernière analyse la responsabilité de l'Occident, qui n'a cessé de provoquer, d'exploiter et de brutaliser les Musulmans depuis le jour où les premiers guerriers francs pénétrèrent dans Jérusalem et… mais laissons plutôt la parole à Bill Clinton:

En effet, lors de la première croisade, lorsque les soldats chrétiens s'emparèrent de Jérusalem, ils commencèrent pas brûler une synagogue abritant trois cents Juifs et entreprirent ensuite de tuer toutes les femmes et tous les enfants de religion musulmane trouvés sur le mont du Temple. Les récits de l'époque relatant les événements décrivent des soldats pénétrant sur le mont du Temple, un lieu saint chrétien, avec du sang jusqu'aux genoux. Je peux vous dire que cette histoire est encore racontée de nos jours au Moyen-Orient et que nous continuons d'en payer le prix [1] (italiques ajoutées).

Dans cette Analyse, Clinton faisait étrangement écho à Oussama Ben Laden lui-même, dont certains des communiqués personnels parlaient de son organisation non comme d'«Al-Qaida», mais comme du «Front islamique mondial pour le djihad contre les juifs et les croisés».[2]

Cet usage est très répandu. Peu avant le début de la guerre d'Irak, qui allait permettre de renverser Saddam Hussein, le 8 novembre 2002, cheikh Bakr Abed Al-Razzaq Al-Samaraai orienta son prêche donné en la mosquée de la Mère de toutes les batailles de Bagdad sur «cette heure difficile que traverse la nation islamique, une heure à laquelle elle doit affronter (les forces de) l'incroyance des infidèles, des Juifs, des croisés, des Américains et des Britanniques». [3]

De même, lorsque des djihadistes islamiques perpétrèrent un attentat à l'explosif contre le consulat des États-Unis à Djeddah, en décembre 2004, ils expliquèrent que cette action s'inscrivait dans un vaste plan de contre-attaque visant les «croisés»: «Cette opération fait partie d'un plan mis au point et organisé par Al-Qaida dans le cadre de la bataille contre les croisés et les Juifs, de même qu'un élément de l'effort destiné à chasser les incroyants de la péninsule arabique.» Ils déclarèrent que les guerriers du djihad «[étaient parvenus] à pénétrer au sein de l'un des grands châteaux-forts des croisés dans la péninsule arabique, il parvinrent à pénétrer dans le consulat américain de Djeddah, d'où ils contrôlent et gèrent le pays.» [4]

«L'un des grands châteaux-forts des croisés dans la péninsule arabique»? Pourquoi des terroristes du djihad islamique font-ils une telle fixation sur des châteaux vieux d'un millénaire? Se pourrait-il que Clinton ait raison et qu'ils attribuent bel et bien aux croisades l'origine de leurs problèmes avec l'Occident, et qu'ils considèrent les conflits actuels en Irak et en Afghanistan comme une renaissance de l'éthos des croisés?

Dans un sens, oui. Mieux on comprend les croisades – pourquoi elles furent entreprises et quelles en furent les forces vives tant au sein de la Chrétienté que dans l'Islam –, mieux on comprend le conflit actuel. À de nombreux égards, que Bill Clinton et les auteurs de l'attentant de Djeddah ne devinent que confusément, les croisades apportent des clés essentielles à la bonne compréhension de la situation mondiale actuelle.

Le présent ouvrage explique pourquoi en se consacrant pour moitié à l'Islam, en première partie, et pour moitié aux croisades. Ce faisant, il se propose d'éclaircir certaines des brumes de désinformation qui entourent aujourd'hui l'Islam et les croisades. Des brumes plus épaisses que jamais. L'une des principales responsables de cette situation, l'apologiste occidentale de l'Islam Karen Armstrong, va jusqu'à faire remonter aux croisades les perceptions faussées des Occidentaux:

Depuis les croisades, les populations de la Chrétienté occidentale n'ont cessé de nourrir une vision stéréotypée et déformée de l'Islam, qu'ils considéraient comme l'ennemi de la civilisation. (…) Ainsi, c'est pendant les croisades, alors que les Chrétiens avaient lancé une série de guerres saintes brutales contre le monde musulman, que l'Islam était décrit par les moines érudits d'Europe comme une foi intrinsèquement violente et intolérante, qui ne s'était jamais établie autrement que par l'épée. Le mythe de la soi-disant intolérance de l'Islam est devenu l'une des idées reçues de l'Occident. [5]

Armstrong a raison, d'une certaine manière (il semble bien qu'aucun être humain ne peut avoir tort tout le temps): dès qu'il s'agit de l'Islam, on ne peut plus rien croire de ce que l'on entend – tout particulièrement depuis les attentats du 11 septembre. La désinformation et les demi-vérités sur ce que l'Islam enseigne, et sur ce que les Musulmans des États-Unis croient, ont envahi les ondes et profondément influencé les orientations politiques.

Ces malentendus sont transmis en grande partie par des analyses des «causes profondes» du terrorisme djihadiste qui fit tant de victimes le 11 septembre 2001, et qui continue de menacer la paix et la stabilité des non-Musulmans partout dans le monde. Il est devenu de bon ton, dans une certaine presse et ans certains milieux universitaires, d'attribuer la majeure partie, sinon la totalité, de la responsabilité des événements du 11 septembre non pas à l'Islam et aux Musulmans, mais aux États-Unis et aux autres pays occidentaux. L'Occident infligerait systématiquement de mauvais traitements au monde musulman, disent de savants professeurs et des commentateurs pleins de superbe. Cela commença il y a des siècles, disent-ils – à l'époque des croisades.

Mais, en réalité, les germes du conflit actuel furent plantés longtemps avant la première croisade. Pour bien comprendre les croisades ainsi que l'influence si singulière qu'elles exercent sur le conflit mondial actuel, avec les terroristes du djihad islamique, nous devons commencer par une étude du prophète d'Arabie et de la religion qu'il fonda. Car les croisades, comme nous allons dès lors nous en rendre compte, furent en fait une réaction à des événements qui trouvent leur origine plus de 450 ans avant les batailles elles-mêmes.

Le présent ouvrage souhaite constituer non pas une introduction générale à la religion islamique, ni une étude historique exhaustive des croisades, mais un examen de certaines des affirmations extrêmement tendancieuses sur l'Islam et les croisades qui ont envahi le débat public. Ce livre est une tentative de rapprocher un peu le débat public de la vérité.

- - - - - - - - -

[1]
Bill Clinton, «Remarques prononcées par le président William Jefferson Clinton à l'université de Georgetown», le 7 novembre 2001. Université de Georgetown, Office of Protocol and Events, www.georgetown.edu.

[2]
Déclaration du Front islamique, Jihad contre les Juifs et les Croisés, 23 février 1998. http://www.fas.org/irp/world/para/docs/980223-fatwa.htm

[3]
Institut de recherche médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), «Sermon du Ramadan depuis l'Irak», Dépêche spéciale de MEMRI N° 438, 8 novembre 2002. http://memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP43802

[4]
«Des groupes liés à Al-Qaida revendiquent la responsabilité de l'attentat saoudien», CNN, 7 décembre 2004.

[5]
Karen Armstrong, Islam: A short History (New York : Modern Library, 2000), p. 179–180.

novembre 21, 2005

Histoire d'un peu structurer les posts...

... et de faciliter la navigation, j'ai créé des catégories.

Aujourd’hui comme hier : Chrétiens persécutés

Page 166 du P.I.G.
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En 775, le siège de l'Église Assyrienne quitta la ville persane de Séleucie-Ctésiphon pour s'installer à Bagdad, où il est demeuré depuis lors. Cependant, la situation se dégradant de nos jours pour les Chrétiens du Moyen-Orient avec la réapparition de l'Islam jihadiste a conduit l’actuel Catholicos Mar Dinkha IV à vivre à Chicago depuis 1980. Le patriarche Emmanuel Delly, chef des catholiques chaldéens (un groupe de Chrétiens assyriens qui rejoignit l’Eglise Romaine au XVI° siècle), est lui resté à Bagdad – pour y voir, après la chute de Saddam Hussein, les Chrétiens faire l’objet de persécutions ciblées de la part des terroristes jihadistes dans tout le pays. Le gouvernement de Saddam était relativement laïc ; les jihadistes espèrent y titulariser un gouvernement qui appliquerait plus rigoureusement les règles de la Charia. Les Chrétiens qui tiennent des magasins de vins et spiritueux ont été donc visés, en conformité avec les préceptes de la dhimma qui interdisent aux chrétiens d’exposer du vin ou d'en vendre dans des endroits où des Musulmans pourraient en acheter. (1) Des Chrétiennes ont fait l’objet de menaces concernant le voile – "portez le hijab ou sinon…" (2) Nombre de Chrétiens ont été tués, et des milliers ont fui le pays. En septembre 2004, le chroniqueur irakien Madjid Aziza observait «qu’il est difficile de se rappeler d'une époque où les Arabes chrétiens aient été en plus grand danger qu’aujourd’hui.»
Si on se souvient de Tamerlan, cela en dit long.

(1) 'Umdat al-Salik, o11.5(6).

(2) "Fundamentalists vow to kill female students without head cover", AsiaNews, 22 october 2004.

(3) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), "Un chroniqueur irakien : «Nous ne nous rappelons pas une époque où les Arabes chrétiens aient été en plus grand danger qu’aujourd’hui.»", Dépêche Spéciale N° 789, 26 septembre 2004. http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP78904

Aujourd’hui comme hier : Un infidèle ou de l’excrément ? Même topo…

Page 165 du P.I.G.
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Le le mépris islamique pour les infidèles, que le Coran appelle «les pires de la création» (Sourate XCVIII:6), est toujours de rigueur. Le grand ayatollah Sayyid Ali Husayni Sistani, leader chiite irakien en lequel de nombreux occidentaux croient voir un réformateur, un modéré, et un espoir pour la démocratie en Irak et plus largement au Moyen-Orient, montre assez clairement dans ses décrets religieux que le mépris islamique pour les infidèles est toujours d’application. C’est ce type de vision qui a réduit les Zoroastriens d’une majorité vibrante à une minorité dérisoire et détestée. Parmi les volumineux écrits de l’Ayatollah Sistani sur toutes sortes de questions relatives à la loi islamique, on trouve cette petite liste édifiante :

Les dix choses suivantes sont par essence najis [impures] :

1. l’urine
2. les matières fécales
3. le sperme
4. le cadavre
5. le sang
6. le chien
7. le porc
8. le kafir (non-croyant)
9. les boissons alcoolisées
10. la sueur d'un animal se nourrissant constamment de najasat (c.-à-d. de choses impures) (1)

Sistani précise: «le corps tout entier d’un kafir, y compris ses ongles et ses cheveux, et toutes les substances liquides qu’il contient, sont najis.»

Alerte au "deux poids, deux mesures" : Sistani est respecté du monde occidental ; mais imaginez le tollé international si, mettons, un ecclésiastique chrétien de haut rang avait affirmé que les non-chrétiens étaient au niveau des porcs, des excréments et de la sueur de chien…

(1) Voir par ex. http://www.sistani.org/html/fre/main/index.php?page=3&lang=fre&part=3 (Section « les Impuretés »), ou http://www.al-shia.com/html/fre/ahkam/tazih-sistani/04.htm

Aujourd’hui comme hier : Gagner les cœurs et les esprits

Page 153 du P.I.G.
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Quand un funeste tsunami frappa le Sud-Est Asiatique en décembre 2004, le secrétaire d'état Colin Powell exprima l'espoir que l'aide apportée par les États-Unis aux pays touchés ferait refluer la marée de l'anti-américanisme dans le monde musulman.

Cependant, plus d’un an et demi avant la déclaration de Collin Powell, le mufti sud-africain Ebrahim Desai, imam de la rubrique «Posez vos questions à l’Imam» sur un site web musulman de questions et réponses, avait passé un message qui, s’il en avait eu connaissance, aurait sans doute diminué la confiance du Secrétaire d’Etat en l’effet produit par l’aide américaine. Interrogé sur la pertinence, pour un Musulman, de faire l’éloge de l’Occident pour avoir envoyé des troupes en Bosnie et condamné le massacre des Musulmans, la réponse de Desai fut brève : «Pour faire simple, on ne peut jamais faire confiance aux Kuffaar (infidèles), quelque bien qu’ils puissent faire. Ils ont leur propre intérêt au cœur(1)

Une opinion isolée ? Sans doute. Mais c’est une opinion dont les racines sont profondément enracinées dans la tradition islamique, et il serait de ce fait naïf de la balayer du revers de la main comme n’étant issue que de la méchanceté propre à Desai. Le Coran dit explicitement aux croyants de «ne point prendre les Infidèles pour amis ou pour alliés au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d'Allah. À moins que vous ne cherchiez à vous protéger d'eux.» (Sourate III.28). Jean VI Cantacuzène et Colin Powell étaient-ils informés de l’existence de ce verset ?

(1) Mufti Ebrahim Desai, "Ask the Imam" Question 1394, "The west is often criticised by Muslims for many reasons, such as allowing women go to work", 25 october 2000; http://www.islam.tc/ask-imam/view.php?q=1394

Aujourd’hui comme hier : Deux poids et deux mesures…

Page 141 du P.I.G.
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Bill Clinton suggéra dans un de ses discours que l’on peut voir le sac de Jérusalem en 1099 comme étant la cause ultime des attaques du 11 septembre. Pourtant, le sac de Constantinople par les musulmans en 1453 n’enflamme aucune mémoire. Aucun président ne l’a désigné comme étant la cause de quelque acte terroriste moderne que ce soit. Et en définitive, il est plus méconnu de nos jours qu’une autre mise à sac de Constantinople : celle commise par de bien mal guidés Croisés en 1204. (1)

C’est un exemple de l’étrange et machinal "deux poids, deux mesures"' qu’emploient les tenants du politiquement correct lorsqu’ils analysent le comportement d’Occidentaux et de non-Occidentaux : tout massacre, toute atrocité peut être pardonnée à des peuplades non-occidentales, non-blanches, non-chrétiennes, mais les méfaits commis par des Occidentaux chrétiens (ou même post-chrétiens) demeurent piqués tels des échardes dans la mémoire collective mondiale. En 2004 et 2005, les scandales de la prison d'Abou Ghraib ont fait l’objet d’une attention horrifiée de par le monde, souvent de la part de ceux-là même qui minimisent ou ignorent les maux bien pires provenant des agissements de Saddam Hussein, d’Oussama ben Laden, ou du Hamas. Ce qui revient à admettre tacitement un fait que l'establishment P.C. nierait vigoureusement en toute autre circonstance : les normes morales du Christianisme sont plus élevées que celles de l’Islam, et on attend plus non seulement des Chrétiens pratiquants, mais aussi de ceux qui ont été imbibés par ces valeurs en vivant dans les sociétés que le Christianisme a modelées.

(1) Discours tenu par B. Clinton à l'Université de Harvard le 19 novembre 2001: http://www.news.harvard.edu/specials/2001/clinton/clintonspeech.html

Aujourd’hui comme hier :Jihadistes Sans Frontière

Page 128 du P.I.G.
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Comme ils l’ont fait à travers l'histoire, les guerriers musulmans parcourent de longues distances afin de participer aux jihads contemporains. Dans les années 90, les Balkans sont devenus une destination prisée par les vétérans des jihads d’Afghanistan et de Tchétchénie. Un important commandant jihadiste en Bosnie, Abu Abdel Aziz, explique qu'il s’y rendit après avoir rencontré plusieurs autorités islamiques en Arabie Saoudite.

«Elles soutiennent toutes», dit-il, « la position religieuse selon laquelle ‹le combat en Bosnie est un combat pour faire régner le Verbe d’Allah et protéger la vertu des musulmans›. C’est parce qu'Allah dit (en son Livre Saint), ‹s'ils vous demandent secours, eu égard à la religion, à vous de les secourir› (VIII:72). C'est donc notre devoir (religieux) que de défendre nos frères musulmans où qu’ils se trouvent, dès lors qu’ils sont persécutés parce qu'ils sont musulmans et non pour une autre raison.» (1)

Avant, pendant, et après la guerre de 2003 en Irak, les jihadistes ont afflué dans ce pays en provenance du monde entier – y compris de quelques endroits inattendus ; un haut fonctionnaire de la sécurité allemande remarquait fin 2003 que «depuis la fin de la guerre, il y a eu un grand mouvement de personnes motivées par l’extrémisme islamique depuis l’Allemagne et le reste de l'Europe vers l'Irak.»(2)

(1) Tawfiq Tabib, "Interview with Sheikh al-Mujahideen Abu Abdel Aziz," Al-Sirat Al-Mustaqeem (Le droit chemin), août 1994; peut être lu sur http://www.seprin.com/laden/barbaros.html

(2) Stephen Graham, "Muslim Militants From Europe Drawn to Iraq," Associated Press, 3 novembre 2003.

novembre 20, 2005

Aujourd’hui comme hier : Des défenseurs de l'Islam ?

Page 127 du P.I.G.
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Dans la loi islamique, le jihad est obligatoire à chaque fois qu'un territoire musulman est agressé : «Quand des non-musulmans envahissent un pays musulman ou s'en approchent, le jihad est une obligation personnelle incombant aux habitants de ce pays, qui doivent repousser les non-musulmans par tous les moyens à leur disposition.»(1)

On trouve des appels au jihad tout au long de l’histoire de l’Islam. Lorsque le chef hamdanide Sayf al-Dawla conduisait des campagnes jihadistes annuelles contre les Byzantins au milieu du X° siècle, les musulmans venaient de loin pour y participer; et ce parce que, selon leur vision des choses, les Byzantins menaient des guerres agressives pour s’emparer de terres musulmanes. Plus tard, pendant la première croisade, un poète exhortait ainsi les musulmans à réagir : «N’avez-vous pas un engagement envers Allah et l’Islam, et ne devez-vous donc pas défendre les hommes, jeunes et vieux ? Répondez à [l'exhortation d’]Allah ! Maudits soyez-vous ! Réagissez !»(2) Le vénérable juriste islamique Ibn Taymiyya (Taqi al-Din Ahmad Ibn Taymiyya, 1263-1328), le plus apprécié des jihadistes contemporains, envisageait le jihad comme un absolu : «Si l'ennemi veut attaquer des musulmans, le repousser devient alors un devoir pour tout ceux subissant l’attaque, et pour les autres qui doivent les y aider.»(3)

Voici quelques autres exemples d’appels au jihad datant de ces cent dernières années : En 1914, le calife ottoman Sultan Mehmet V émit une fatwa [édit religieux] appelant au jihad au début de la première guerre mondiale ; en 2003, un groupe jihadiste Tchétchène proclamait : «Lorsque l’ennemi pénètre dans un territoire, une ville ou un village où vivent des musulmans, alors tous sont obligés de faire la guerre.»(4) En 2003, le Centre Islamique pour la Recherche de l'université d’Al-Azhar, au Caire, publia cette déclaration: «La logique et la religion islamique veulent que si l'ennemi procède à des raids sur la terre des Musulmans, le djihad devienne un commandement pour chacun, pour chaque Musulman, homme ou femme, car notre nation islamique est alors sujette à une nouvelle invasion de croisade prenant pour cible la terre, l'honneur, la croyance et la patrie.»(5) Et enfin, Cheik Omar Bakri Muhammad, l’imam jihadiste notoire basé à Londres jusqu'il y a peu, affirmait fin 2002 le devoir de jihad «lorsque l'ennemi entre en territoire musulman, comme en Palestine, en Tchétchénie, au Kosovo ou au Cachemire (…) [pour] tous les musulmans qui peuvent accéder au lieu de l'agression. (…) Les musulmans, partout dans le monde, auront l'obligation, depuis le premier jour de conflit, de soutenir ceux qui se battent, soutien qui peut être verbal, physique ou financier…»(6)

(1) Cf. 'Umdat al-Salik o9.10;
(2) Cité par Carole Hillenbrand, "The Crusades - Islamic perspectives", Routledge, 2000, p.71
(3) Ibn Taymiyya, "The Religious and Moral Doctrine of jihad," in Rudolph Peters, jihad in Classical and Modern Islam: A Reader (Princeton, NJ: Markus Wiener Publishers, 1996), 53.
(4) Peut être trouvé via http://kavkazcenter.com/eng/content/2003/11/26/2028.shtml , 26 Novembre 2003
(5) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), " Le djihad contre les Etats-Unis : les fatwas contradictoires d'Al-Azhar," Dépêche Spéciale N° 480, 16 mars 2003. http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP48003
(6) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), "Un guide islamiste: 'pas de djihad universel sans califat'," Dépêche Spéciale N° 435, 30 octobre 2002. http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP43502

Aujourd’hui comme hier : L'Islam doit être répandu par la force

Page 113 du P.I.G.
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Certains des penseurs islamiques modernes les plus révérés par les terroristes jihadistes d’aujourd’hui ont expliqué (en termes sans équivoque) que l’Islam doit s’imposer par la force aux non-musulmans – pas en tant que religion, car cela violerait l’édit coranique du «Nulle contrainte en religion» (Coran II :256), mais en tant que système de loi et de normes sociales. Ils professent que les musulmans doivent lutter pour imposer la loi islamique aux états non-musulmans, reléguant leurs citoyens au statut de dhimmi ou pire.

novembre 16, 2005

Aujourd’hui comme hier : attentats-suicides et Paradis

Page 102 du P.I.G.
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La promesse du Paradis à ceux qui « tuent et sont tués » pour Allah est la première justification des attaques-suicides : les attaquants « kamikazes » se réclament de cette promesse lorsqu'ils assassinent les ennemis d’Allah et meurent dans la foulée.

Bien entendu, en Amérique, les porte-parole musulmans ont été prompts à préciser que le Coran interdit le suicide : «Ô vous qui croyez ! Ne (…) vous tuez pas !» (Coran IV:29). Mohammed ajouta dans un hadith : «Celui qui commet le suicide par étranglement continuera de s’étrangler à jamais dans le brasier de l’Enfer, et celui qui commet le suicide en se poignardant continuera à se poignarder dans le brasier de l’enfer.»(1)

Mais l’influent érudit islamique Cheik Yusaf al-Qaradawi, récemment salué comme « réformateur » par l’islamologue John Esposito, a résumé l’opinion la plus courante ; la prohibition du suicide ne s’applique pas aux attaques «kamikazes», puisque l’intention des assaillants n’est pas de se tuer mais de tuer des ennemis d’Allah : «Ce n'est pas du suicide, c'est du martyre au nom de Dieu, les théologiens et les spécialistes en jurisprudence ont débattu ce point ; ils y voient une forme du jihad, d’une sorte qui compromet la vie du moudjahidin. Il lui est permis de mettre son âme en jeu, de croiser le chemin de l’ennemi et d’être tué.»(2)

Umm Nidal, la mère de l’attaquant-suicide du Hamas Mohammed Farhat, voit la mort sanglante et destructrice de son fils de la même manière – comme une grande victoire : «Le djihad est un commandement [divin]», explique-t-elle. «Nous devons sans relâche chercher à l'inculquer à nos fils. Le spectacle quotidien des massacres, de la destruction, du bombardement des habitations a renforcé dans l'âme de mes fils, et de Mohammed plus particulièrement, l'amour du djihad et du martyre (...) Loué soit Allah, je suis musulmane et je crois au djihad. Le djihad est l'un des éléments de la foi [islamique] et c'est ce qui m'a incitée à sacrifier Mohammed, au nom d'Allah. Mon fils n'est pas détruit ; il n'est pas mort. Sa vie est meilleure que la mienne.»

Umm Nidal poursuit : «C'est parce que j'aime mon fils que je l'ai exhorté à mourir en martyr au nom d'Allah… Le djihad est un devoir religieux. J'ai sacrifié Mohammed par esprit de devoir.»(3)

(1) Sahih Bukhari, Volume 2, Livre 23, n° 446

(2) "Al-Qaradawi full transcript," BBC News, 8 juillet 2004 (http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/newsnight/3875119.stm). Voir aussi "La menace des djihadistes [suicidaires]", Daniel Pipes, 27 juillet 2001 (http://fr.danielpipes.org/article/1787). Pour ce qui est des louanges d'Esposito, voir John Esposito, "Practice and Theory: A response to 'Islam and the Challenge of Democracy,'" Boston Review, avril/mai 2003.

(3) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), "Entretien avec la mère d'un kamikaze" Dépêche Spéciale N° 391, 19 juin 2002 (http://memri.org/bin/french/opener.cgi?Page=archives&ID=SP39102).

Décapitations au nom de l'Islam

Ce thème n'est pas vraiment traité dans l'ouvrage de Robert Spencer, et c'est dommage. Je propose donc le complément suivant, paru dans le Middle East Quarterly:

http://www.meforum.org/article/713

Beheading in the Name of Islam
by Timothy Furnish

Images of masked terrorists standing behind Western hostages in Iraq and Saudi Arabia have become all too common on Arabic satellite stations such as Al-Jazeera and Al-Manar. Islamist websites such as Muntadiyat al-Mahdi[1] go further, streaming video of their murder.

The February 2002 decapitation of Wall Street Journal reporter Daniel Pearl, true to its intention, horrified the Western audience. Chechen rebels, egged on by Islamist benefactors, had adopted the practice four years earlier,[2] but the absence of widely broadcast videos limited the psychological impact of hostage decapitation. The Pearl murder and video catalyzed the resurgence of this historical Islamic practice. In Iraq, terrorists filmed the beheadings of Americans Nicholas Berg, Jack Hensley, and Eugene Armstrong. Other victims include Turks, an Egyptian, a Korean, Bulgarians, a British businessman, and a Nepalese. Scores of Iraqis, both Kurds and Arabs, have also fallen victim to Islamist terrorists' knives. The new fad in terrorist brutality has extended to Saudi Arabia where Islamist terrorists murdered American businessman Paul Johnson, whose head was later discovered in a freezer in an Al-Qaeda hideout. A variation upon this theme would be the practice of Islamists slitting the throats of those opponents they label infidels. This is what happened to Dutch filmmaker Theo Van Gogh, first gunned down and then mutilated on an Amsterdam street,[3] and to an Egyptian Coptic family in New Jersey after the father had angered Islamists with Internet chat room criticisms of Islam.[4]

The purpose of terrorism is to strike fear into the hearts of opponents in order to win political concession. As the shock value wears off and the Western world becomes immunized to any particular tactic, terrorists develop new ones in order to maximize shock and the press reaction upon which they thrive. In the 1970s and 1980s, terrorists hijacked airliners to win headlines. In the 1980s and 1990s, the car bomb became more popular; Palestinian terrorists perfected suicide bombings in the 1990s. But what once garnered days of commentary now generates only hours. Decapitation has become the latest fashion. In many ways, it sends terrorism back to the future. Unlike hijackings and car bombs, ritual beheading has a long precedent in Islamic theology and history.

Apologetics and Reality
Some American commentators say that Islamist decapitations are intended as psychological warfare and devoid of any true Islamic content. Imam Muhammad Adam al-Sheikh, head of the Dar al-Hijrah mosque in Falls Church, Virginia, for example, claimed incorrectly that "beheadings are not mentioned in the Koran at all."[5] Asma Afsaruddin, an associate professor of Arabic and Islamic studies at the University of Notre Dame, also misrepresented Islamic theology and history when she told a reporter, "There is absolutely no religious imperative for this."[6] The Council on American-Islamic Relations (CAIR) as well as the American Anti-Arab Discrimination Committee (ADC) have both signed on to a statement that such killings "did not represent the tenets of Islam."[7] Sam Hamod, former director of the Islamic Center in Washington, D.C., claimed that the Qur'anic passage on beheading unbelievers did not actually mean that people should be killed.[8] Such fulminations have had an effect: the Western news media has, perhaps as a result of political correctness or its own bias, twisted the reality of Islamic history and propagated such revisionism. With such apologetics, Western academics either display basic ignorance of their fields or purposely mislead. The intelligentsia's denial of any religious roots to the recent spate of decapitation has parallels in the logical back flips and kid-glove treatments in which many professors engaged in order to deny a religious basis for violent jihad.[9] Afsaruddin and Hamod aside, Islamists justify murder and decapitation with both theological citations and historical precedent.

Decapitation in Islamic Theology
Groups such as Abu Mus‘ab al-Zarqawi's Al-Tawhid wa al-Jihad (Unity and Jihad) and Abu ‘Abd Allah al-Hasan bin Mahmud's Ansar al-Sunna (Defenders of [Prophetic] Tradition)[10] justify the decapitation of prisoners with Qur'anic scripture. Sura (chapter) 47 contains the ayah (verse): "When you encounter the unbelievers on the battlefield, strike off their heads until you have crushed them completely; then bind the prisoners tightly."[11] The Qur'anic Arabic terms are generally straightforward: kafaru means "those who blaspheme/are irreligious," although Darb ar-riqab is less clear. Darb can mean "striking or hitting" while ar-riqab translates to "necks, slaves, persons." With little variation, scholars have translated the verse as, "When you meet the unbelievers, smite their necks."[12]

For centuries, leading Islamic scholars have interpreted this verse literally. The famous Iranian historian and Qur'an commentator Muhammad b. Jarir at-Tabari (d. 923 C.E.) wrote that "striking at the necks" is simply God's sanction of ferocious opposition to non-Muslims.[13] Mahmud b. Umar az-Zamakhshari (d. 1143 C.E.), in a major commentary studied for centuries by Sunni religious scholars, suggested that any prescription to "strike at the necks" commands to avoid striking elsewhere so as to confirm death and not simply wound.[14]

Many recent interpretations remain consistent with those of a millennium ago. In his Saudi-distributed translation of the Qur'an, ‘Abdullah Yusuf ‘Ali (d. 1953) wrote that the injunction to "smite at their necks," should be taken both literally and figuratively. "You cannot wage war with kid gloves," Yusuf ‘Ali argued.[15] Muhammad Muhammad Khatib, in a modern Sunni commentary bearing the imprimatur of Al-Azhar university in Cairo, says that while traditionalist Muslims tend to see this passage as only applying to the Prophet's time, Shi‘ites "think it is a universal precept."[16] Ironically, then in this view, Zarqawi has adopted the exegesis of his religious nemeses. Perhaps the most influential modern recapitulation of this passage was provided by the influential Pakistani scholar and leading Islamist thinker S. Abul A' la Mawdudi (d. 1979), who argued that the sura provided the first Qur'anic prescriptions on the laws of war. Mawdudi argued

Under no circumstances should the Muslim lose sight of this aim and start taking the enemy soldiers as captives. Captives should be taken after the enemy has been completely crushed.[17]

Accordingly, for soldiers of Islam, victory should be the only consideration. Status of prisoners of war was open to interpretation. Mawdudi maintained that the verse did not clearly forbid execution of prisoners but that "the Holy Prophet understood this intention of Allah's command, and that if there was a special reason for which the ruler of an Islamic government regarded it as necessary to kill a particular prisoner (or prisoners), he could do so."[18] As do many Islamists, Mawdudi cited historical examples of the Prophet Muhammad ordering the execution of prisoners, such as some Meccans captured at the Battle of Badr in 624 C.E. and at least one Meccan seized at the Battle of Uhud in the following year. While such examples do not directly address decapitation, they do allow for murder of prisoners-of-war. Mawdudi's interpretation, though, does not sanction the execution of hostages. Only the government, and not individual Muslim soldiers, could determine the fate of captives.[19]

Another, albeit less-frequently, cited Qur'anic passage also sanctions beheadings of non-Muslims. Sura 8:12 reads: "I will cast dread into the hearts of the unbelievers. Strike off their heads, then, and strike off all of their fingertips." In the original text, the relevant phrase is adrabu fawq al-‘anaq, "strike over their necks." This verse is, then, a corollary to Sura 47:3. Yusuf ‘Ali is one of the few modern commentators who addresses this passage, interpreting it as utilitarian: the neck is among the only areas not protected by armor, and mutilating an opponent's hands prevents him from again wielding his sword or spear.[20] The point of this opening phrase—to "cast dread" or, as some translations have it, "instill terror"—has now been adopted by Islamist terrorists to justify decapitation of hostages.

Decapitation in Islamic History
While some Islamists might justify murder of prisoners on Qur‘anic prescription, others reinforce their conclusions by drawing analogies to events during the almost 1,400 years of Islamic history. Here beheading of captives is a recurring theme. Both Islamic regimes and their opposition have utilized beheadings as both military and judicial policy.

The practice of beheading non-Muslim captives extends back to the Prophet himself. Ibn Ishaq (d. 768 C.E.), the earliest biographer of Muhammad, is recorded as saying that the Prophet ordered the execution by decapitation of 700 men of the Jewish Banu Qurayza tribe in Medina for allegedly plotting against him.[21] Islamic leaders from Muhammad's time until today have followed his model. Examples of decapitation, of both the living and the dead, in Islamic history are myriad. Yusuf b. Tashfin (d. 1106) led the Al-Murabit (Almoravid) Empire to conquer from western Sahara to central Spain. After the battle of Zallaqa in 1086, he had 24,000 corpses of the defeated Castilians beheaded "and piled them up to make a sort of minaret for the muezzins who, standing on the piles of headless cadavers, sang the praises of Allah."[22] He then had the detached heads sent to all the major cities of North Africa and Spain as an example of Christian impotence. The Al-Murabits were conquered the following century by the Al-Muwahhids (Almohads), under whose rule Castilian Christian enemies were beheaded after any lost battles.

The Ottoman Empire was the decapitation state par excellence. Upon the Ottoman victory over Christian Serbs at the battle of Kosovo in 1389, the Muslim army beheaded the Serbian king and scores of Christian prisoners. At the battle of Varna in 1444, the Ottomans beheaded King Ladislaus of Hungary and "put his head at the tip of a long pike … and brandished it toward the Poles and Hungarians." Upon the fall of Constantinople, the Ottomans sent the head of the dead Byzantine emperor on tour to major cities in the sultan's domains. The Ottomans even beheaded at least one Eastern Orthodox patriarch. In 1456, the sultan allowed the grand mufti of the empire to personally decapitate King Stephen of Bosnia and his sons—even though they had surrendered and, seven decades later, the sultan ordered 2,000 Hungarian prisoners beheaded. In the early nineteenth century, even the British fell victim to the Ottoman scimitar. An 1807 British expedition to Egypt resulted in "a few hundred spiked British heads left rotting in the sun outside Rosetta."[23]

Decapitation has also been quite common among Muslims whenever orthodoxy confronts Mahdist movements. According to Islamic tradition, the Mahdi, or "rightly-guided one" will come before the end of time to usher in a worldwide, perfect Islamic state. Every few generations, a charismatic leader emerges claiming to be the Mahdi. Since the Mahdi is the harbinger of just government, then any leader he challenges is by nature corrupt. The fervor of such claims often leads both the orthodoxy and the Mahdists to label the other unbelievers, allowing them to invoke Qur'anic verse 47:3 and behead captives.

A prime example of this occurred 500 years ago in the Gujarati sultanate of western India. Sayyid Muhammad Jawnpuri (d. 1505 C.E.) asserted that he was the Mahdi.[24] His followers, who came to be known as Mahdavis, accused the Gujarati sultans and religious officials of takfir (unbelief). The sultans fought back, often displaying the severed heads of Mahdavi caliphs in order to intimidate would-be followers. The Gujarati brutality served its purpose and, by the end of the sixteenth century, the Mahdavis faded into oblivion.

Perhaps the most famous Mahdist movement—and one of very few to gain power[25]—was that led by Muhammad Ahmad of Sudan in the late nineteenth century. In 1880, Muhammad Ahmad declared himself Mahdi and led jihad against the Ottoman Empire, its Egyptian subjects, and their British allies.[26] He and his followers beheaded opponents, Christian and Muslim alike. This Mahdi's most famous victim was Charles Gordon, a British general in Sudan on behalf of Anglo-Egyptian forces. Rudolf Slatin, an Austrian taken prisoner by the Mahdist army, later described the Mahdists' triumphant reaction to Gordon's execution in January 1885. One historian related how:

Three black [Mahdist] soldiers were in the lead, one of whom he recognized as a man named Shatta. … Shatta was carrying something wrapped in a bloody cloth. Slatin stood silent as they stopped in front of him, their faces triumphant. With a smile, Shatta undid the cloth while the crowd shouted. Slatin looked: it was Gordon's severed head … "Is this not the head of your uncle, the unbeliever?"[27]

While not as graphic as an Al-Qaeda video, the impact on Victorian society was the same. Revenge would take years. Muhammad Ahmad died, probably of typhoid or malaria, in 1885, but his state fell to the British army only in 1898.

A half century later, in the years after Mustafa Kemal Atatürk founded the Turkish Republic and imposed secular government, a revolutionary religious leader named Mehmet led a short-lived but violent Mahdist revolt.[28] Mehmet was a Sufi—an Islamic mystic—of the Naqshabandi order. Mehmet and his six disciples adopted the identities of the "Seven Sleepers" of the Qur'an: seven Christian youth who fell asleep in a cave during the time of Roman persecution of Christians in the third century C.E. and emerged, unscathed, over a century later when Rome had joined the faith.[29] By such identification, Mehmet and his Mahdist disciples sought to invoke the Qur'anic imagery of the small band of true believers standing against state idolatry. From Manisa, in west-central Turkey, Mehmet and his followers trekked to Menemen on the Aegean coast where, in the main mosque, Mehmet declared himself the Mahdi and called for the reestablishment of Islamic law canceled by Atatürk. Mehmet's enthusiastic supporters overwhelmed the local Turkish army garrison. They killed the commander and put his severed head on a pole and paraded it around town. The uprising was short-lived, though. The Turkish army rallied its forces and crushed the revolt, executing all involved.

Beheading has particular prominence in Saudi Arabia. In 2003 alone, the Kingdom of Saudi Arabia beheaded more than fifty people.[30] This number included both Muslim and non-Muslim workers. Over the past two decades, the Saudis have decapitated at least 1,100 for alleged crimes ranging from drug running to witchcraft and apostasy.[31] The Saudi government not only uses beheadings to punish criminals but also to terrorize potential opponents. One famous example involved a Saudi national guardsman named Juhayman al-‘Utaybi. In late 1979, the start of the fifteenth century in the Islamic calendar, ‘Utaybi declared his brother-in-law Muhammad bin Abd Allah al-Qahtani to be the Mahdi. They seized control of the holy mosque in Mecca and called on all Saudis to rise up against the government in Riyadh.[32] The house of Saud responded forcibly with a shock-and-awe campaign. After a bloody battle, they regained control of the holy mosque. Within weeks, they had hunted down and either killed or captured the Mahdists. In early 1980, the Saudi government publicly beheaded ‘Utaybi and his imprisoned followers. While outsiders may consider the Saudi practice barbaric, most Saudi executions are swift, completed in one sword blow. Zarqawi and his followers have chosen a slow, torturous sawing method to terrorize the Western audience.

All these various justifications contribute to the rash of beheadings in Iraq and elsewhere in the Middle East. Because Zarqawi and his followers consider the Iraqi and Saudi governments to be illegitimate, they find no injunction within Islamic law that would prohibit execution of prisoners. Indeed, Zarqawi has commented that he would "accept comments from ulema regarding whether his killing operations are permitted or forbidden according to Islam—provided that the ulema are not connected to a regime and are offering opinions out of personal conviction, and not to please their rulers"[33] Islamist beheadings may be condemned by the imam of the great mosque of Mecca and by religious leaders in Egypt, Jordan, and Lebanon,[34] but like self-styled mahdis throughout Islamic history, Zarqawi and Islamist terrorists simply dismiss these fatwas (religious rulings) as empty rhetoric from lackey regimes. Osama bin Laden's Al-Qaeda is also on record as supporting beheadings, including that of at least one Egyptian worker in Iraq whom they classified as a "nonbeliever" by virtue of his citizenship in an apostate regime, as well as his presumed approval of the U.S. actions in Iraq.[35] Increasingly, Islamist groups conflate "unbelievers," "combatants," and prisoners of war, which, coupled with their claim to Islamic legitimacy, provides them with a license to decapitate.

Conclusion
Islamic civilization is not a historical anomaly in its sanction of decapitation.[36] The Roman Empire beheaded citizens (such as the Christian Saint Paul) while they crucified noncitizens (such as Jesus Christ). French revolutionaries employed the guillotine to decapitate opponents. Nevertheless, Islam is the only major world religion today that is cited by both state and non-state actors to legitimize beheadings. And two major aspects of decapitation in an Islamic context should be noted: first, the practice has both Qur'anic and historical sanction. It is not the product of a fabricated tradition. Second, in contradiction to the assertions of apologists, both Muslim and non-Muslim, these beheadings are not simply a brutal method of drawing attention to the Islamist political agenda and weakening opponents' will to fight. Zarqawi and other Islamists who practice decapitation believe that God has ordained them to obliterate their enemies in this manner. Islam is, for this determined minority of Muslims, anything but a "religion of peace." It is, rather, a religion of the sword with the blade forever at the throat of the unbeliever.

Timothy Furnish is assistant professor of history at Georgia Perimeter College in Atlanta.

[1] Chat Rooms of the Mahdi, accessed Jan. 17, 2005.
[2] Sunday Times (London), Dec. 13, 1998.
[3] Robert Spencer, "Murder of Theo Van Gogh and the Decline of the West," Human Events Online, Nov. 4, 2004.
[4] Newsday, Feb. 1, 2005; The New York Sun, Feb. 7, 2005; The Weekly Standard, Jan. 31, 2005.
[5] USA Today, June 20, 2004; "U.S. Muslims Condemn Beheadings," news release, U.S. Embassy, Islamabad, Pakistan, June 25, 2004.
[6] Atlanta Journal-Constitution, June 26, 2004.
[7] "U.S. Muslims Condemn Beheadings," U.S. Embassy.
[8] The Washington Times, June 24, 2004.
[9] Daniel Pipes, "Jihad and Professors," Commentary, Nov. 2002.
[10] See Michael Rubin, "Ansar al-Sunna: Iraq's New Terrorist Threat," Middle East Intelligence Bulletin, Spring 2004.
[11] Sura 47:3.
[12] Qur. 47:3; Abdullah Yusuf Ali, The Meaning of the Glorious Qur'an: Text, Translation and Commentary, vol. II (Cairo: Dar al-Kitab al-Masri, 1934), pp. 1378-9; Mohammed Marmaduke Pickthall, The Meaning of the Glorious Koran: An Explanatory Translation (Pakistan: Al-Farooq Masjid, n.d.), p. 361; N. J. Dawood, The Koran: Translated with Notes (London: Penguin Books, 1990), p. 357; J.M. Rodwell, The Koran, Translated from the Arabic (London: J.M. Dent & Sons, Ltd., 1915), p. 382.
[13] Jami' al-Bayan fi Tafsir al-Qur'an (Beirut: Dar al-Ma‘rifah, 1972), p. 26.
[14] Mahmud b. Umar az-Zamakhshari, Al-Kashshaf'an Haqa'iq at-Tanzil wa-'Uyun al-Aqawil fi Wujuh at-Ta'wil, vol. 3 (Beirut: Dar al-Ma'arif, n.d.), p. 530.
[15] Yusuf ‘Ali, The Meaning of the Glorious Qur'an, p. 1378, ftnt. 4820.
[16] M.M. Khatib, The Bounteous Koran, A Translation of Meaning and Commentary (London: MacMillan Press, 1984), p. 673, ftnt. 3.
[17] S. Abul A' la Mawdudi, The Meaning of the Qur'an, vol. XIII (Lahore: Islamic Publications, Ltd., 1986), p. 13.
[18] Ibid., pp. 13-4.
[19] Ibid., p. 14.
[20] Yusuf ‘Ali, The Meaning of the Glorious Qur'an, p. 418, note 1189.
[21] ‘Abd al-Malik Ibn Hisham, The Life of Muhammad: A Translation of Ishaq's Sirat Rasul, introduction and notes by A. Guillaume (Karachi: Oxford University Press, 2004 [reprint of the 1955 ed.]), pp. 461-9; ‘Abd al-Malik Ibn Hisham, As-Sirah an-Nabawiyah, vol. 3, Mustafa as-Saqqa and Ibrahim al-Hafiz Shalabi, eds. (Misr: Mustafa al-Babi al-Halabi, 1936), pp. 251-4.
[22] Paul Fregosi, Jihad in the West: Muslim Conquests from the Seventh to the Twenty-first Centuries (Amherst, N.Y.: Prometheus Books, 1998), p. 160.
[23] Ibid., pp. 187-374.
[24] Derryl N. MacLean, "La sociologie de l'engagement politique: Le Mahdawiya indien et l'Etat," in Mercedes Garcia-Arenal, ed., Mahdisme et millenarisme en Islam. Revue de mondes Musulmans et de la Mediterranee (Aix-en-Provence: Edisud, 2000), pp. 239-56.
[25] Another was that of Muhammad bin Tumart (d. 1130). Tumart declared himself the Mahdi and led a conquest of what was then the Al-Murabit (Almoravid) state in North Africa and Iberia. By three decades after his death, his Mahdist followers ruled a state stretching from Portugal to Tunisia.
[26] P.M. Holt, Encyclopedia of Islam, 2nd ed. (Leiden: E.J. Brill, 1960-2002), s.v. "Al-Mahdiyya." The Sudanese Mahdi's writings have been published in seven volumes: Muhammad Ibrahim Abu Salim, ed. Al-Athar al-Kamilah lil-Imam al-Mahdi (Khartoum: Dar Jami‘at al-Khartum lil-Nashr, 1990).
[27] Byron Farwell, Prisoners of the Mahdi (New York & London: W.W. Norton & Company, 1989), pp. 156-7.
[28] Hamit Bozarslan, "Le Mahdisme en Turquie: L' ‘incident de Menemen' en 1930," in Garcia Arenal, ed., Mahdisme et millenarisme en Islam, pp. 237-319; Bernard Lewis, The Emergence of Modern Turkey (London: Oxford University Press, 1968), p. 362.
[29] Sura al-Kahf 18:16-27; Holt, Encyclopedia of Islam, s.v. "Ashab al-Kahf"; Yusuf ‘Ali, The Meaning of the Glorious Qur'an, vol. 1, p. 730, note 2337.
[30] The Atlanta Journal-Constitution, July 13, 2004.
[31] Ibid., June 27, 2004.
[32] Joseph A. Kechichian, "Islamic Revivalism and Change in Saudi Arabia: Juhayman al ‘Utaybi's ‘Letters to the Saudi People,'" The Muslim World (Hartford Seminary), Jan. 1990, pp. 1-17.
[33] "Al-Zarqawi Associate: Al-Zarqawi Unconnected to Al-Qa'ida, Seeks to Expand Fighting to Entire Region," Middle East Media Research Institute (MEMRI), Sept. 23, 2004.
[34] The Wall Street Journal, Sept. 3, 2004.
[35] "AL-Qa'ida Magazine: ‘O Sheikh of the Slaughterers, Abu Mus'ab al-Zarqawi, Go Forth in the Straight Path, Guided by Allah," MEMRI, Oct. 12, 2004.
[36] ABCNews.com, Aug. 11, 2004.

Aujourd’hui comme hier : le Paradis continue de leurrer quantité de jeunes hommes

Page 104 du P.I.G.
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«Les Américains aiment le Pepsi-Cola, nous aimons la mort», flagorne Maulana Inyadullah d’al-Qaeda.(1) Les Musulmans aiment la mort parce qu’Allah leur enjoint de préférer les délices du Paradis à ceux de ce monde : «Et malheur aux mécréants pour le dur châtiment qu'ils subiront.
Ceux qui préfèrent la vie d'ici bas à l'au-delà obstruent le chemin d'Allah et cherchent à le rendre tortueux, ceux-là vont loin dans l'égarement .
» (Coran XIV:2-3).

Aussi licencieuses soient-elles, les joies du Paradis islamique ont un attrait certain et durable – une attraction ressentie de façon plus vive, peut-être, par les adolescents. En 2004, un candidat palestinien à l’attentat suicide âgé de quatorze ans expliqua aux militaires israéliens qui venaient de le désarmer : «Me faire exploser est la seule chance que j’ai de pouvoir faire l’amour avec 72 vierges dans les Jardins d’Eden».(2) Un autre garçon de 14 ans exposa comment un recruteur de jihadistes l’incita à rejoindre le jihad en Irak : «Il m’a parlé du Paradis, des vierges, de l’Islam».(3)

(1) David Brooks, "Among the Bourgeoisophobes: Why the Europeans and Arabs, each in their own way, hate America and Israel," Weekly Standard, 15 avril 2002 (http://www.weeklystandard.com/Content/Public/Articles/000/000/001/102gwtnf.asp?pg=1/).

(2) "'Little bomber' fascinates Israeli media," BBC News, 25 Mars 2004 (http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/3567791.stm)

(3) Tom Lasseter, "Iraqi teen tells how he joined Ansar al Islam," Knight Ridder, 13 février 2004

Aujourd’hui comme hier : Laisse ce livre !

Page 73 du P.I.G.
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Des radicaux islamiques pakistanais étaient si opposés à l'éducation des femmes qu’ils incendièrent huit écoles de filles en l’espace de cinq jours d’émeute, en février 2004. (1)

(1) "Ninth Pakistani school destroyed," BBC News, 20 février 2004 (http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/3507401.stm); concernant l'éducation au Pakistan, et le problème de celle des femmes, voir aussi: "Situation alarmante de l'éducation au Pakistan" (http://www.unesco.org/education/efa/fr/know_sharing/grassroots_stories/pakistan_2.shtml);

Aujourd’hui comme hier : Femmes battues

Page 70 du P.I.G.
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L'institut des sciences médicales du Pakistan a déterminé que plus de 90% des épouses pakistanaises ont déjà été giflées, frappées à coups de pied, battues ou soumises à des sévices sexuels par leur mari – en représailles d’exactions telles que d’avoir cuisiné un repas décevant; d'autres sont punies pour avoir donné naissance à une fille au lieu d'un garçon. (1)

(1) Amnesty International, "Pakistan - Les femmes ne sont pas
suffisamment protégées," Avril 2002, http://web.amnesty.org/library/index/FRAASA330062002

novembre 15, 2005

Aujourd’hui comme hier : Les mariages d’enfants dans le monde islamique

Page 69 du P.I.G.
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Ceci touche et a touché des millions de femmes et de jeunes filles dans les sociétés où le Coran représente la vérité absolue et qui voient en Mohammed le modèle de conduite par excellence. Par exemple, plus de la moitié des adolescentes d’Afghanistan et du Bangladesh sont mariées.(1) L’Ayatollah Khomeiny enseignait au pieu musulman qu’épouser une fille avant qu’elle n’ait commencé ses menstruations était « une bénédiction divine ». Il donnait ce conseil aux pères : «Faites de votre mieux pour vous assurer que vos filles n'aient pas leurs premières règles dans la maison paternelle, mais dans celle de leur mari.». (2)

Les fillettes iraniennes peuvent dans certains cas être mariées dès l’âge de neuf ans par leur père (si la justice donne son accord), ou treize ans sinon. (3) La violence domestique accompagne bien souvent ces mariages d’enfants : «En Egypte 29% des adolescentes mariées ont été battues par leur mari ; parmi elles, 41% ont été battues durant leur grossesse. Une étude en Jordanie a indiqué que 26% des cas de violence domestique rapportés ont été commis vis-à-vis d’épouses de moins de 18 ans.» (4)

(1) Document & communiqué de presse de l’Unicef, "Child marriages must stop", 7 Mars 2001, http://www.unicef.org/newsline/01pr21.htm

(2) Voir notamment: « Principes politiques, philosophiques, sociaux et religieux - 163 extraits de trois ouvrages majeurs de l'ayatollah Khomeiny: le Royaume du Docte, la Clé des Mystères, l'Explication des problèmes », Editions libres Hallier, 1979.

(3) 13 ans : A condition que le projet de loi de 2002 soit adopté… Voir par exemple le Bilan des Droits de la Personne 2003 des Nations-Unies http://www.hri.ca/fortherecord2003/bilan2003/vol3/irantr.htm , ainsi que http://www.parstimes.com/women/child_marriage.html (en Anglais) concernant l'amélioration proposée… Mais le Conseil des Gardiens de la Révolution s’y est opposé, et en février 2004 la question n’était pas encore tranchée… http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/middle_east/3389017.stm

(4) Andrew Bushell, "Child Marriage in Afghanistan and Pakistan", America, March 11, 2002, 12.

Aujourd’hui comme hier : des filles meurent à cause de la burqa

Page 68 du P.I.G.
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On peut voir dans un événement tragique qui eut lieu à La Mecque en mars 2002 - la mort de quinze jeunes filles dans l’incendie de leur école - un exemple révoltant de l'oppression engendrée par l’application du code vestimentaire islamique féminin. La police religieuse saoudienne, la muttawa, empêcha ces filles de sortir du bâtiment : en effet, comme il n’y avait que des femmes dans l’établissement, les occupantes avaient laissé aux portemanteaux les vêtements qui les dissimulent d’habitude à l’extérieur. Les membres de la muttawa ont préféré la mort des jeunes filles à une transgression de la loi islamique – allant jusqu’à contrer la police et les pompiers dans leurs tentatives d’ouvrir les portes de l’école. (1)

(1) Voir notamment http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/middle_east/1874471.stm et http://web.amnesty.org/library/Index/FRAMDE230032002?open&of=FRA-364

Aujourd’hui comme hier : des Musulmans endommagent les sites sacrés séculaires d’autres religions

Page 63 du P.I.G.
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Dans la partie Nord de Chypre, sous occupation turque, les Musulmans ont tenté de transformer le monastère de San Makar, datant du IV° siècle, en hôtel. En Libye, le fantasque Colonel Kadhafi a converti la cathédrale catholique de Tripoli en mosquée. Et en Afghanistan, bien sûr, le gouvernement taliban a dynamité les célèbres Bouddhas de Bamiyan en mars 2001. Les monuments chrétiens d'Europe pourraient-ils subir un jour le même sort ?

Si les choses tournent comme ils l’entendent pour les guerriers du jihad, tout aussi résolus aujourd’hui que par le passé, il n’y a guère de doute là-dessus. Edward Gibbon, l'auteur du célèbre « Histoire du déclin et de la chute de l'Empire romain », observait que si les incursions musulmanes du VIII° siècle en France avaient été couronnées de succès, « l'interprétation du Coran serait aujourd'hui enseignée dans les écoles d'Oxford, et leurs professeurs prêcheraient sans doute à des étudiants circoncis le caractère sacré et indéniable de la révélation de Mahomet » (1)

Ce jour peut encore advenir.

(1) E. Gibbon, « Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain », Chapitre LII

Bienvenue à Gershom

Un petit mot pour signaler que l'équipe vient de s'enrichir d'un nouveau membre: Gershom.
Bienvenue et longue vie!

Bon, un petit test pour voir comment cela fonctionne en rejoignant l'équipe.

bye for now
gershom

novembre 13, 2005

Aujourd’hui comme hier : des leaders musulmans appellent au retour de la dhimma

(Page 52 du P.I.G.)
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D’accord, des Juifs et des Chrétiens ont vécu sous le statut de dhimmi dans les anciens empires islamiques, mais c’est une relique du passé, n’est-ce pas ? Aucun Musulman ne veut réinstaurer le statut de dhimmi pour eux de nos jours, quand même ?

Et bien si. Cheik Omar Bakri Muhammad, un leader musulman « pro-Oussama » controversé vivant alors en GB et aujourd'hui "réfugié" au Liban, écrivait en octobre 2002 que, quoiqu'il n’y ait plus de calife dans le monde islamique contemporain, cela ne signifie pas que les Musulmans puissent pour autant tuer arbitrairement les infidèles. Il soutient que l’on doit toujours leur offrir d’abord le choix de vivre soumis aux Musulmans : «Nous ne pouvons affirmer qu'en vertu de l'absence de califat, il nous est permis de tuer les non-musulmans comme bon nous semble ; nous devons au contraire respecter leur statut de dhimmis…» (1)

De même pour cheik Youssef Salameh, ministre palestinien des affaires religieuses, qui en mai 1999 «a complimenté l'idée que les Chrétiens devraient devenir dhimmis sous gouvernance musulmane ; de telles suggestions sont devenues plus courantes depuis le début de la seconde Intifada en octobre 2000.» (2)

Dans un récent sermon du vendredi tenu dans une mosquée de La Mecque, cheik Marzouq Salem Al-Ghamdi a ainsi détaillé les injonctions de la Charia relatives aux dhimmis :

Si des infidèles vivent parmi les Musulmans, selon les conditions édictées par le Prophète, il n’y a là rien de mal à cela, à condition qu’ils payent la jizya à la trésorerie islamique. D'autres conditions sont (…) qu’ils ne rénovent ni églises ni monastères, qu’ils ne reconstruisent pas ceux qui ont été détruits, qu'ils fournissent gîte et couvert pour trois jours à n'importe quel musulman qui passerait par leur maison (…) qu’ils se lèvent si un Musulman souhaite s’asseoir, qu’ils n’imitent pas les Musulmans en apparence ou en propos, qu’ils ne montent pas à cheval, qu’ils ne possèdent ni épée ni aucune autre arme, qu’ils ne vendent pas de vin, qu’ils n’exposent pas de croix à la vue de tous, qu’ils ne fassent pas sonner de cloches, qu’ils n'élèvent pas la voix pendant la prière, qu’ils rasent leurs cheveux sur l’avant afin de se rendre aisément identifiable, qu’ils n’incitent personne à affronter les Musulmans, et qu’ils ne frappent pas un Musulman (…) S'ils violent ces conditions, ils perdent toute protection. (3)

(1) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), Dépêches spéciales - No. 435, 30 Octobre 2002, « Un guide islamiste: 'pas de djihad universel sans califat » http://memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP43502

(2) Jonathan Adelman and Agota Kuperman, "Christian Exodus from the Middle East," Foundation for the Defense of Democracies, December 19, 2001. Reprinted at: http://www.defenddemocracy.org/publications/publications_show.htm?doc_id=155713

(3) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), Dossiers Spéciaux, n° 25 – 27 Janvier 2004, « L’idéologie islamiste contemporaine autorise le génocide », http://www.memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SR2504 Ce sermon n’est pas daté, mais a récemment figuré sur le site saoudien www.alminbar.net.

Aujourd’hui comme hier : les jihadistes se réfèrent à ce que dit la loi islamique du jihad

(Page 42 du P.I.G.)
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Les traités légaux islamiques encourageant au jihad ne prennent pas la poussière sur les étagères. Les jihadistes les utilisent pour convaincre les recrues qu’il est de leur devoir de Musulman de guerroyer contre les infidèles. On peut voir un exemple de ceci dans les publications d’un organisme émanant du Majlis al-Shura, commandement militaire centralisé de la République tchétchène d'Ichkerie. Dans son périodique clandestin «Jihad Today», le Conseil de la Charia publie fin 2003 un article intitulé «Le jihad et sa solution aujourd'hui». Y sont cités trois des quatre principales écoles juridiques sunnites, dans une discussion plaidant en faveur du jihad contre les Russes en Tchétchénie:

D'abord, qu’est-ce que le jihad ?

L’école hanbalite le définit comme étant le fait de mettre son pouvoir et son énergie au service de la guerre dans le chemin d'Allah, que ce soit par sa participation personnelle, par ses possessions, par ses paroles, etc.

L’école malékite l’envisage comme la guerre (le combat) d’un Musulman contre un Kafir (un infidèle) avec lequel il n’a pas passé de traité, pour exalter la Parole d’Allah ou parce que l’infidèle à empiété sur les territoires des Musulmans.

Les chaféites disent qu’il s’agit d’une guerre contre les Kafirs (les infidèles), qui diffère par exemple d’un combat armé contre des Musulmans rebelles, ou brigands ou voleurs (Mugni-Muhtaj, vol. 6, page 4). (1)

(1) Shariah Council of State Defense Council (Majlis al-Shura) of CRI, "jihad and Its Solution Today," jihad Today, Kavkaz Center, November 26, 2003. http://kavkazcenter.com/eng/content/2003/11/26/2028.shtml

Aujourd’hui comme hier: Inviter l'ennemi à embrasser l'islam

(Page 36 du P.I.G.)
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Suivant en cela l’exemple du prophète, Oussama Ben Laden a appelé les Américains à se convertir à l'islam dans sa « Lettre au peuple américain » de novembre 2002 (1):

À quoi vous appelons-nous, et que voulons-nous de vous ?

1 - La première chose à laquelle nous vous appelons, c’est l’Islam (...) C'est la religion du Jihad dans la voie d'Allah, de sorte que la Parole d'Allah et sa religion règnent en maître (…)

Dans cette optique, la «Parole d’Allah et sa religion » ne peuvent « régner en maître » que lorsque la société est soumise à la Loi islamique, prise dans son entièreté. Les théoriciens et les groupes jihadistes ont affirmé leur intention d'unifier les nations islamiques du monde sous un seul leader, le calife. Historiquement, le calife était le successeur du prophète en tant que chef spirituel et politique des musulmans, tout au moins des Sunnites. Le califat a été aboli en 1924, et nombre de jihadistes contemporains font dater les maux du monde islamique de cet événement. Ils désirent rétablir le califat, coaliser le monde islamique derrière lui, et réimposer la loi islamique (charia) dans les pays musulmans. Aujourd’hui, en dehors de l'Arabie Saoudite et de l'Iran, la Charia n’est que partiellement instituée lorsqu’elle l’est. Les guerriers islamiques modernes cherchent aussi à amener la Charia dans les contrées non musulmanes, par la force, sous la bannière du Jihad.

(1) "Full text: bin Laden's 'letter to America,'" Observer, November 24, 2002. http://observer.guardian.co.uk/worldview/story/0,11581,845725,00.html

Aujourd’hui comme hier : Utiliser le Coran pour justifier le terrorisme

(Page 30 du P.I.G.)
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Dans un sermon diffusé par la chaîne de télévision officielle de l’Autorité palestinienne en 2000, Ahmad Abu Halabiya, un membre du Conseil de la Fatwa (dont les membres sont nommés par l’Autorité palestinienne), déclare ceci :

« Allah le Tout-puissant nous a ordonné de ne pas nous allier aux Juifs ou aux Chrétiens, de ne pas les apprécier, de ne pas devenir leurs associés, de ne pas les soutenir, et de ne pas signer d’accords avec eux. Celui qui fait une de ces choses est l'un d'entre eux, comme Allah le dit : « Ô vous qui croyez, ne prenez point les Juifs et les Chrétiens pour alliés, parce qu’ils sont alliés les uns avec les autres. Quiconque parmi vous les prend pour alliés sera en effet l'un d'entre eux (…) N'ayez aucune pitié sur les Juifs, n'importe où ils sont, dans n'importe quel pays. Combattez-les, partout où vous êtes. Partout où vous les rencontrez, tuez-les. »
Dans cet extrait, Abu Halabiya citait les versets du Coran V:51 ("Ô les croyants ! Ne prenez point les Juifs et les Chrétiens comme alliés (…) ») et IX:5 (" (…) tuez les infidèles où que vous les trouviez ! (…) »).

Il poursuit ensuite en appliquant ces mots à la situation politique actuelle :

« (…) Où que vous soyez, tuez ces Juifs et ces Américains qui sont comme eux, et ceux qui les soutiennent. Ils sont tous dans la même tranchée, contre les Arabes et les Musulmans, parce qu’ils ont installé Israël ici, en plein cœur du monde arabe, en Palestine. Ils l’ont créé pour être l’avant-poste de leur civilisation, en première ligne de leur armée, pour être l’épée de l’Occident et des croisés, menaçant la gorge des monothéistes, les musulmans de ces terres (…) » (1)

(1) Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI), Dossiers Spéciaux, n° 25 – 27 Janvier 2004, « L’idéologie islamiste contemporaine autorise le génocide », http://www.memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SR2504

Aujourd’hui comme hier : les versets pacifiques abrogés

(Page 27 du P.I.G.)
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La doctrine de l'abrogation n'est pas un domaine relevant uniquement de muftis morts de longue date et dont les travaux seraient oubliés. Le Cheik saoudien Muhammad Saalih al-Munajid (né en 1962), dont les avis juridiques islamiques [fatawa] et les discours circulent abondamment dans tout le monde islamique, démontre ceci dans une discussion ayant pour thème «Les Musulmans doivent-ils forcer les autres à embrasser l’Islam ?».

Considérant le verset II:256 du Coran («Nulle contrainte en religion !»), le cheik rappelle les versets VIII:39 et IX:29, «Combattez ceux qui ne croient point en Allah ni au Dernier jour, [qui] ne déclarent pas illicite ce qu'Allah et Son Apôtre ont déclaré illicite, [qui] ne pratiquent point la religion de Vérité, parmi ceux ayant reçu l’Ecriture ! [Combattez-les] jusqu'à ce qu'ils payent la jizya, directement [= de leur propre main], et alors qu’ils sont humiliés» et «Et combattez-les jusqu'à ce que ne subsiste plus de tentation [d’abjurer - "fitna") et que le Culte en entier soit [rendu] à Allah» ainsi que le Verset de l'Epée (IX:5, «Quand les mois sacrés seront expirés, tuez les infidèles où que vous les trouviez ! Prenez-les ! Assiégez-les ! Dressez pour eux des embuscades ! S’ils reviennent [de leur erreur], s’ils font la Prière et donnent l’Aumône (zakât), laissez-leur le champ libre ! Allah est absoluteur et miséricordieux»).

De ce dernier, Cheik Muhammad explique simplement : «Ce verset est connu sous le nom d’Ayat al-Sayf (le Verset de l'Epée). Ainsi que d’autres versets similaires, il abroge ceux qui expliquaient qu'il ne devait y avoir aucune obligation de devenir musulman».(1)

(1) "Question #34770: There is no compulsion to accept Islam," Learn Hajj Jurisprudence, Islam Q & A, http://63.175.194.25/index.php?ln=eng&ds=qa&lv=browse&QR=34770&dgn=4

Aujourd’hui comme hier : Prendre l’exemple de Mohammed pour prouver que le jihad n'est pas que défensif

(Page 23 du P.I.G.)
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Dans un article intitulé « la vraie signification du Jihad » posté en 2003 sur le site Web khilafa.com, affilié au groupe jihadiste Hizb’ ut-Tarir, un certain Sidik Aucbur donne Mohammed en exemple contre ceux qui argumentent que le Jihad est purement défensif :

(…) de plus certains diront que le Jihad était seulement défensif : c'est incorrect. Une étude rapide de la vie du prophète (SalAllahu Alaihi Wasallam) nous montre quelque chose de différent :

* la bataille de Mut’ah, contre les Romains, eut lieu à l’instigation des Musulmans: ceux-ci, au nombre de 3.000, firent face à une armée romaine de 200.000 hommes.

* Après que les Musulmans aient conquis La Mecque, la bataille de Hunayn était inévitable.

* La bataille de Tabuk fut elle aussi entreprise pour éliminer définitivement les Romains.

Nous pouvons constater en examinant l’ijmaa [consensus] des Sahaba [les compagnons de Mohammed] que ces dernier ont eux aussi lancé le Jihad : sur As-Sham [entité comprenant les états actuels du Liban, de Syrie, d'Israël et de Jordanie], sur l'Irak, sur l'Iran, sur l'Egypte et sur l'Afrique du Nord. D'ailleurs, le statut du martyr dans l'Islam est le plus haut qui se puisse trouver ; comment pourrait-il en être autrement du Jihad lui-même? » (1)

(1) Sidik Aucbur, "The true meaning of Jihad," www.khilafah.com, May 11, 2003

Aujourd’hui comme hier: Une catastrophe? Pas assez d’islam!

(Page 15 du P.I.G.)
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Après qu'un tsunami ait dévasté l’Asie du sud-est le 26 décembre 2004, l'Australie et les Etats-Unis ont, à eux seuls, promis une aide de plus d'un milliard de dollars. Les pays arabes baignant dans la manne pétrolière – Arabie Saoudite, Qatar, Emirats Arabes Unis, Koweït, Algérie, Bahrain, Libye – engagèrent ensemble moins d’un dixième de ce montant. Une raison à ceci : les érudits islamiques attribuèrent le tsunami aux péchés commis par les infidèles et les Musulmans de la fort islamisée Indonésie. Comme le dit un religieux saoudien, « (…) Cela s'est passé à Noël, alors que les fornicateurs et les corrompus du monde entier, étaient là pour se livrer à la fornication et à la perversion sexuelle (…) » (1).

(1) Extrait d'une interview passée sur la chaîne de l'Arabie saoudite/EAU Al-Majd TV, avec le Cheik Fawzan Al-Fawzan, professeur à l'Université Al Imam ; autres exemples de discours de la même teneur sur http://www.memri.org/bin/french/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP84205

Aujourd’hui comme hier : Prétextes

(Page 13 du P.I.G.)
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Un autre schéma mis en place à Uhud s’est perpétué à travers les siècles : les musulmans verraient dorénavant en toute agression un prétexte à vengeance, qu'ils aient ou non provoqué la dite agression. Ayant un entendement avisé de la façon de manipuler l'opinion publique, les jihadistes et leurs alliés « politiquement corrects » de la gauche américaine contemporaine utilisent les évènements comme prétextes pour justifier leurs actes : ils se présentent perpétuellement comme ne faisant que réagir aux provocations haineuses des ennemis de l'Islam ; ce qui permet de leur gagner des recrues et l’opinion publique.


Aujourd'hui, la position convenue des représentants d’un spectre politique étonnamment large soutient que le mouvement global de jihad est une réponse à l’une ou l’autre provocation: l'invasion de l'Irak, l'établissement d'Israël, le renversement du gouvernement Mossadegh en Iran, … – voir même à une offense plus générale telle que « le néo-colonialisme américain » ou « la convoitise du pétrole ». Ceux qui méconnaissent particulièrement l’histoire évoquent des épiphénomènes récents tel le scandale de la prison d'Abou Ghraib, qui, en 2004, jeta une ombre sur la présence de l’Amérique en Irak. Mais les jihadistes combattent depuis bien avant Abou Ghraib, bien avant l’occupation de l’Irak, bien avant la fondation d’Israël et bien avant même la naissance des États-Unis. En fait, ils combattent et imitent en cela leur Prophète guerrier depuis le VII° siècle, présentant et déguisant leurs actes comme des réponses aux atrocités commises par leurs ennemis depuis que Mohammed découvrit le corps de son oncle mutilé sur le champ de bataille d’Uhud.

Aujourd’hui comme hier: le massacre de civils

(Page 6 du P.I.G.)
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Lorsque Oussama Ben Laden assassina d’innocents civils dans l’attaque du World Trade Center le 11 septembre 2001, et plus tard lorsque ses coreligionnaires capturèrent et décapitèrent des non-combattants kidnappés en Irak, les porte-parole musulmans américains arguèrent faiblement du fait que l'Islam interdit de prendre pour cible des innocents – ce qui est contestable, puisque certaines autorités légales islamiques autorisent que l’on tue des civils pour autant que l'on puisse considérer qu’ils ont aidé l’ennemi contre lequel l'Islam est en guerre (1). Cependant, même si cette attitude chevaleresque était admise par tous, un autre principe coranique remontant au raid de Nakhla est invocable : «Persécuter [les croyants] est plus grave que tuer [les impies]» (II :217) ; il faut donc lutter, par tous les moyens – même le « massacre », contre la persécution dont les musulmans seraient les victimes.

(1) Cf. 'Umdat al-Salik o9.10; al-Mawardi, al-Akham as-Sultaniyyah, 4.2.

Petite intro...

J'ai jusqu'ici principalement travaillé à traduire les encarts intitulés "Just like Today" dans le P.I.G. de Mr Spencer, et je vais les poster peu à peu sur ce blog - j'espère ne pas trop traîner, je vais essayer en tout cas.

Avant de commencer, je pense utile de préciser certains points.

- pour ce qui est du titre "Just like today", je propose "Aujourd'hui comme hier", tout en sachant que "tout comme aujourd'hui" serait plus littéral. Mais dans ses textes, R. Spencer me semble mettre plus l'accent sur les conséquences actuelles des enseignements traditionnels de l'islam, et j'avais envie de mettre en évidence cet "aujourd'hui"... C'est discutable je suppose... j'attends vos avis.

- pour ce qui est de la traduction française du Coran utilisée, j'emploie celle de R. Blachère (s'il est préférable d'en changer, j'ai aussi sous la main celles de Kasimirski, Hamidullah et Chouraqui, et envisage l'achat de celle de Denise Masson)

- pour les hadiths, j'ai habituellement traduit par moi-même, mais j'attend d'ici peu la livraison d'une "encyclo multilingue" du hadith (al-bayan), histoire de comparer...

- pour le prénom du Prophète: que vaut-il mieux utiliser?? Ici, je suis un peu perplexe. D'un côté, les francophones y font généralement référence en l'appelant "Mahomet". D'un autre, j'ai cru comprendre que cette métranscription n'était pas du goût des musulmans, ce qui peut se comprendre. Donc... jusqu'ici, j'ai choisi d'utiliser "Mohammed" pour traduire "Muhammad", et de garder "Mahomet" lorsqu'il s'agit de citations anciennes (par ex., celle de Gibbon).

- Pour la transcription francophone des noms (toponymes, patronymes,...) arabes, j'hésite aussi bien souvent. 'Pas facile, déjà pour les personnages "connus" (Abou Bakr, Abu Bekr...? Ohod ou Uhud ou...?), et moins encore lorsqu'il s'agit de musulmans contemporains cités par des articles de presse (là, généralement, j'ai gardé la transcription anglo-saxonne en attendant)... Je suppose que l'essentiel est de rester cohérent, ce que j'essaierai de faire...

- je suppose que les personnes intéressées à ce travail de traduction sont en possession d'un exemplaire anglophone du P.I.G., et n'incluerai pas a priori le texte original, sauf si demande contraire de votre part...

Voilà pour le moment, en attendant de probables ajouts à cette liste.

Bonne lecture,

Pistache.

Démarrage

En bref, il s'agit ici de traduire, à plusieurs, le dernier livre de Robert Spencer, directeur du site jihadwatch, intitulé The politically incorrect Guide to Islam (and the Crusades). Cette idée est née sur le forum du site LibertyVox, où les premiers textes peuvent déjà être lus et commentés. Le présent blog n'est destiné qu'à faciliter le travail de traduction et de relecture. Prière de débattre du contenu de l'ouvrage sur le fil dédié de LibertyVox.

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À signaler, les textes déjà traduits et publiés sur LibertyVox:

Avant-propos
L'Islam et les croisades

Chapitre 1, 1ère partie
Mahomet: prophète guerrier